La distillation :
Dès mon plus jeune âge, j'ai trempé dans la potion magique (mon père était le bouilleur de cru local). J'ai pu reprendre l'alambic familial et maintenir cette activité... sans illusion quant à son avenir. Uniquement pour retrouver, quelques semaines par an, les souvenirs et les odeurs d'enfance. Que reste-t-il aujourd'hui de cette alchimie, de ce remède miracle (de cet alicament, dirait-on aujourd'hui) que nos ancêtres avaient dénommé "eau de vie" ?
L'avenir ne serait-il pas plutôt dans le "Ratafia" apéritif du vigneron à base de marc et de moêt (jus de raisin) selon la recette ancestrale :
- 2/3 moêt sortie pressoir
- 1/3 de marc
Deux ans d'élevage minimum pour acquérir l'harmonie entre les arômes du raisin et du marc.